les 3 paramètres en BEV

Les 3 paramètres

I. Le pH ou potentiel Hydrogène mesure le caractère acide ou alcalin (basique) d'une solution, c'est la capacité énergétique du milieu. L'échelle va de 0 à 14, 14. La neutralité se situe à 7, 07. Un pH < à 7, 07 indique que la solution est acide, un pH > à 7, 07 indique que la solution est alcaline.


Le pH conditionne toute la vie cellulaire, qui ne peut subsister qu'entre certaines limites de pH.
[ L.C. Vincent ]





Selon Szent-Györgyi : 'L'énergie de l'électron de l'atome d'hydrogène est le combustible de la vie.'


Le pH mesure la quantité d'ions hydrogène H+ (ou protons) dans une solution aqueuse. Le proton, dont on mesure la concentration, est le noyau de l'atome d'hydrogène débarrassé de son électron. Le flux des protons est régulé par tous les phénomènes acido-basiques.


II. Le rH2 ou potentiel électronique est un calcul (équation de Nernst) qui indique, pour un pH donné, l'état d'oxydation ou de réduction d'une solution.

Phénomène d'oxydo-réduction, pour un atome, une molécule ou un ion :

- l'oxydation est une perte d'électrons.

- la réduction est un gain d'électrons.

Un oxydant est un corps susceptible de capter des électrons. Un réducteur est un corps susceptible de céder des électrons. Les phénomènes d'oxydo-réduction sont des réactions réversibles d'échanges d'électrons.





L.C. VINCENT constate que la vie ne peut se créer qu'en milieu acide et réducteur...


En biologie les limites de la vie sont comprises entre 15 et 35 de rH2.

N.B.
Il ne faut pas confondre le rH2 et l'oxydo-réduction (redox) cette dernière n'étant qu'un des facteurs influençant le rH2.


Exemples :
Pour un Rédox E = 220 mV.
à pH 2, 5 on obtiendra :
rH2 = 220 X 0, 033 + 2(2, 5) = 12, 26
à pH 6, 5 on obtiendra :
rH2 = 220 X 0, 033 + 2(6, 5) = 22, 260

rH2=E en mvX33/1000+2pH

E en mv = (rH2-2pH)X1000/33
ou
E = 30, 30(rH2-2pH



III. LA RESISTIVITE (rô)
Ce troisième facteur permet de compléter la définition des propriétés d'une solution.
La résistivité est liée à la charge minérale. Elle est d'autant plus faible que la charge minérale est élevée et d'autant plus grande que la charge minérale est faible.
En effet tout conducteur oppose au passage du courant une certaine résistance. Cette résistance est fonction de la longueur du conducteur, de sa section et de sa nature. Pour une longueur d'un cm. et une section d'un cm², la résistance d'une solution déterminée est constante : c'est sa résistivité qui se mesure en Ohms.cm.

Exemples :
L'eau du Mont Roucous à la source a une résistivité de 43.500 Ohms.cm. : elle est très peu chargée en minéraux.
L'urine dite normale à une résistivité de 30 Ohms.cm. environ, elle est très chargée en minéraux et donc bonne conductrice du courant électrique.


On peut facilement comprendre à partir de ce dernier exemple que la notion de conductivité électrique est inversement proportionnelle à celle de la résistivité.
Les appareils de mesure actuellement sur le marché sont des conductimètres , ils affichent l'inverse de la résistivité en utilisant comme unité de mesure le microSiemens/cm. (mS/cm.) ou le milliSiemens/cm. (mS/cm.)


Pour obtenir la résistivité à partir de la conductivité on se sert des calculs suivants :
1.000 : mS/cm = Ohm.cm. (pour une conductivité lue en milliSiemens)
1.000.000 : µS/cm. = Ohm.cm (pour une conductivité lue en microSiemens).


Exemples :
Eau distillée : conductivité = 0, 5 µS/cm.
Résistivité : 1.000.000 : 0, 5 = 500.000 Ohms.cm
Eau de mer : conductivité = 56 mS/cm.
Résistivité : 1.000 : 56 = 17, 85 Ohms.cm.

N.B . Le pH et le Rédox sont peu sensibles aux différences de température, il n'y a pas lieu d'en tenir compte dans les calculs. Par contre le rô y étant très sensible, les résultats doivent toujours indiquer la température de la mesure. Celle-ci est rapportée en principe à 37° C pour les liquides vitaux et à 25° pour les solutions aqueuses. (Appliquer un coefficient de +2% par degré pour la conductivité et de -2% pour la résistivité).